Source: (2001) Sociologie et sociétés. 33(1): 107-137. Downloaded 24 January 2005.

L’insécurité et la victime sont devenues des thèmes politiques importants depuis les années 1980, amenant une poltique criminelle axée sur l’efficacité, la célérité et la visibilité de la réaction pénale face à la petite criminalité urbaine. Cette dernière est en effet considérée par les politiques comme responsable des sentiments d’insécurité et du succès électoral de l’extrême-droite à partir de 1991. Des «nouvelles mesures pénales» ont été introduites dans les années 1990 afin de contrer ces sentiments d’insécurité et de redonner une place à la victime dans le système pénal, sans pour autant recourir nécessairement à l’emprisonnement : la médiation pénale, le travail d’intérêt général, les alternatives à la détention préventive, la procédure accélérée. Nous tentons de prévoir l’impact de cette politique criminelle en analysant la cohérence de la législation élaborée et de sa mise en œuvre, ainsi que la pratique débutante. Il apparaît que la politique criminelle menée reste très ambivalente quant aux modèles de justice proposés. En plus, le pénal ne saurait être la seule réponse face aux sentiments d’insécurité et à la montée de la victime. Le message actuel que «plus de pénal» apporte une solution aux problèmes de société ne peut être que contreproductif. Résumé de l'auteur. Author's abstract.


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