Source: (1999) Criminologie. 32(1): 7-29.

Au cours de la dernière décennie, la justice restaurative s’est manifestée progressivement comme une thématique très importante dans les débats réformateurs de la justice pénale et dans la recherche criminologique. Plusieurs raisons plaident en faveur d’une optique « maximaliste » de la justice restaurative, considérant cette orientation comme un autre paradigme à développer pour devenir à plus long terme une alternative complète et systémique pour les systèmes traditionnels punitifs et réhabilitatifs. En principe, cette option devrait proposer une réponse restaurative à tout délit, y compris les plus graves. De ce point de vue, la mediation entre victime(s) et celui/celle qui a commis le délit ne satisfait pas, et ce pour deux raisons. Primo, parce qu’elle tient insuffisamment compte des besoins de sécurité et de paix dans la société plus large ; secundo, parce qu’elle se limite à des règlements volontaires des conséquences d’un délit. L’article examine les possibilités de pallier ces insuffisances de façon restaurative. Les questions posées sont : comment définir et faire participer une troisième partie, soit la collectivité, dans le règlement restauratif d’un délit? Comment définir et restaurer les préjudices vis-à-vis de cette roisième partie? Comment appliquer les principes restauratifs si la victime et/ou le delinquent ne participent pas volontairement à un processus de restauration? Résumé de l'auteur. Author's abstract.


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