Source: (2001) Document présenté à "Citoyenneté et participation à l'administration de la justice" à Halifax, Nova Scotia, du 10 au 13 octobre, Institut canadien d’administration de la justice. Downloaded 14 February 2005.

Des progrès importants ont été accomplis aux cours des deux dernières décennies afin d’humaniser le système de justice, de protéger les victimes, particulièrement celles qui sont vulnérables, et pour favoriser la dénonciation de gestes de violence qui, auparavant, n’étaient pas portés à l’attention de la police et des autorités judiciaires. Même si nous nous sommes dotés de conventions internationales telles que la Déclaration de principes fondamentaux de justice relatifs aux victimes de la criminalité et aux victimes d’abus de pouvoir ratifiée par l’Organisation des Nations Unies (1985) et que plusieurs pays, dont le Canada, aient adopté des législations visant à reconnaître les droits des victimes à un meilleur traitement dans le système de justice, il n’en reste pas moins que trop souvent encore, l’expérience des victimes et des témoins devant les tribunaux est vécue comme une revictimisation. Mon propos n’est pas de cibler les lacunes du système actuel mais d’aborder plutôt le thème de cette conférence sous l’angle de la justice réparatrice. Ce modèle est-il susceptible de redonner une place aux victimes? S’agit-il d’une justice davantage orientée vers la reconnaissance de leurs besoins? Est-elle une avenue intéressante pour l’ensemble des victimes et à quelles conditions? Je vais d’abord rappeler brièvement quelques-unes des raisons qui sont le plus souvent évoquées pour faire valoir l’intérêt de ce modèle. Cependant, ma réflexion va surtout porter sur les difficultés et les écueils que peut présenter la justice réparatrice dans la perspective des victimes et des organismes qui leur viennent en aide. (extrait) (excerpt)


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